Portrait : Gaëlle BulaBula, professeure à 24 ans

Gaëlle Bulabula est une jeune femme de 24 ans vivant aux États-Unis. Elle est née et a grandi en République Démocratique du Congo. Cette ancienne élève des Loupiots est aujourd’hui professeure auxiliaire dans une université locale dans l’Indiana, État du Midwest des États-Unis.

Nous nous sommes entretenu avec elle afin d’en savoir plus sur son parcours.

1. Pouvez-vous nous résumer votre parcours éducationnel de Kinshasa aux États-Unis?

J’ai commencé dès la troisième maternelle aux Loupiots jusqu’à y obtenir mon diplôme d’État en math-physique, j’ai tellement d’estime envers toutes les aptitudes de cette école. Ils ont joué un rôle majeur en forgeant ma personnalité et mon caractère vu où j’en suis, ce n’est rien d’autre qu’une grâce. Arrivée aux États-Unis en 2012, j’ai poursuivi mes études en sciences infirmières desquelles j’ai obtenu mon premier diplôme Bachelor en 2017 puis un diplôme de Master en 2018. J’ai donc eu officiellement un matricule, ce qui m’a fait devenir professeure auxiliaire d’une université locale, ici, dans l’Indiana.

2. Comment envisagez-vous, au-delà d’une vie estudiantine, votre vie professorale?

Enseigner n’est pas un travail pour moi et ça ne l’est toujours pas. C’est une passion, j’aime transmettre le savoir que j’ai reçu et donner des soins primaires dans les hôpitaux. Ce sont là, les raisons qui m’ont poussée à aller aussi loin dans mes études, j’aime soigner et enseigner afin d’aider et impacter les gens que je rencontrerai, bien que le désir d’enseigner et celui de le concrétiser sont arrivés en un an seulement. En fait quand j’enseigne, je ne le réalise pas moi-même, ça me semble tellement irréel des fois (rires).

3. Qu’avez-vous retenu de ce cursus en terme de profits et d’inconvénients?

Concrètement, j’ai commencé à enseigner quand j’étais encore étudiante ce qui peut vous être perturbant au point de perdre de vue l’une ou l’autre chose. Cela me stressait surtout parce que ce n’était pas toujours évident de me faire comprendre par les élèves à cause de mon accent.

En outre, je crois que les deux plus grands bénéfices ont été d’être très organisée et entourée d’intellectuels.

4. Quelles sont vos motivations ?

Sans réfléchir, elles se résument en une seule : mes parents. Je voulais les rendre fiers, déjà à chaque fois que je ramenais de bons résultats, je pouvais voir la joie dans leurs yeux et je voulais faire plus. Ils se sont tellement sacrifiés et continuent de se sacrifier pour mon futur, ils m’ont dit qu’ils me soutiendraient dans tout ce que j’entreprendrais donc je me dois de toujours les rendre fiers.

5. Nombreux sont ces jeunes qui voudraient concrétiser de tels projets en si peu de temps surtout à un si jeune âge, que leur conseillez-vous?

Commencer ses études universitaires ou sa vie professionnelle représentent un réel challenge. Il est difficile de savoir ce que l’on veut, de se fixer des objectifs et de les réaliser au point que ça peut paraître impossible. Rien n’arrive facilement, Dieu nous dit de ne pas avoir peur donc soyez vous-mêmes, restez humble et concentré.

6.Au milieu de tout ça, éprouvez-vous du regret?

Je ne pense pas en avoir. Je crois que tout arrive pour une raison car Dieu planifie parfaitement nos vies d’où nous ne devrions pas regretter mais plutôt le glorifier en toutes circonstances, pour toutes ces choses qui sont arrivées et vont arriver. Je reste positive.

7.Comment vous contacter?

Mon instagram reste toujours ouvert : gaelle.dunia.

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