France/Universités : Les étudiants extraeuropéens paieront plus cher désormais

Les étudiants étrangers (hors Union européenne), qui pouvaient jusqu’à présent venir faire leurs études en France au même tarif que les Français, vont dès la rentrée prochaine payer beaucoup plus cher. L’annonce a été faite par le premier ministre, Edouard Philippe, lundi 19 novembre lors des Rencontres Universitaires de la Francophonie.

Alors qu’une licence coûte aujourd’hui 170 euros par an, un master 243 euros et un doctorat 380 euros, ils paieront respectivement 2 770 euros pour la première et 3 770 euros pour les deux autres, ce qui représente environ un tiers du coût réel de ces formations.

Dans cette reforme, le ton est donné, c’est « stratégie d’attractivité pour les étudiants internationaux ». Avec un objectif ambitieux : attirer 500 000 étudiants internationaux à l’horizon 2027, quand le pays en compte actuellement 324 000.

Edouard Philippe rappelle dans son discours la nécessité de faire émerger et de soutenir les projets engageant les universités des 19 pays africains identifiés comme prioritaires : Bénin, Burkina Faso, Burundi, Comores, Djibouti, Ethiopie, Gambie, Guinée, Haïti, Liberia, Madagascar, Mali, Mauritanie, Niger, Centrafrique, République démocratique du Congo, Sénégal, Tchad, Togo.

Les étudiants africains, laissés pour compte

« Je pense que cela risque d’être une réforme injuste. L’attractivité étudiante de la France aujourd’hui est fantastique d’une part pour sa qualité de l’enseignement, ou encore le cadre d’étude, d’autre part pour des études en « Université » pas chère. Cette réforme va multiplier par 10 voir plus des frais de scolarité auxquels devront s’ajouter des charges telles le logement avec un coût déjà élevé dans Paris et sa région. » Déclare Jean Unega, membre de l’Association des Etudiants et Amis du Congo et étudiant en France.

Les rétombées de la réforme sur les étudiants Africains, je ne peux les envisager. Pour les étudiants congolais et pour être membre d’une association étudiante, je pense qu’il reste à définir les « étudiants fortunés » pour savoir si certains d’entre nous s’y retrouveront. Si c’est le cas, il n’y aura que peu de choix si ce n’est de s’y faire.

A partir de mars 2019, les étrangers qui auront obtenu un diplôme de niveau master (bac + 5) en France et qui étaient retournés dans leurs pays d’origine pourront bénéficier d’un titre de séjour pour revenir en France et y chercher du travail. Il s’agit de favoriser les mobilités circulaires, conformément à l’engagement pris par le président de la République dans son discours prononcé à Ouagadougou en novembre 2017.

Source : lemonde.fr

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