RDC : Julia Tayaye, la lauréate du Congo aux Examens d’Etats 2015 raconte son parcours universitaire

Ce nom ne vous dit forcément pas grand chose mais il rappelle une lauréate aux examens d’état en 2015, Julia Tayaye. Elle force le respect de toute son école, le lycée Kabambare où elle a décroché son diplôme d’état.

Lauréate, oui, elle dominait toute la province de Kinshasa et même le Congo, 91% sanctionnait le parcours de cette jeune dame dans la section mathématique-physique. Elle fait partie des 5 lauréats qui ont eu la bourse du gouvernement de l’ex-premier ministre Augustin Matata Ponyo pour parfaire leurs études en France et précisément à Angers.

Ses études en France, elle raconte

Je suis actuellement à l’université d’Angers, faculté d’économie et gestion.
En arrivant en France, ce n’est pas impérativement tout le monde qui est au courant de mon statut.

Certes, il y a des démarches administratives qui sont rapidement et facilement résolues compte tenu de ma situation mais au reste il n’y a aucun favoritisme. Je suis considérée comme une simple étudiante qui du moins bénéficie d’un suivi particulier que ce soit au niveau académique que social.

Comment vous avez vécu avec ce statut sur le dos?

J’ai eu un peu de stress mes six premiers mois. Je devais me réadapter premièrement au climat, à l’environnement, à la population, aux enseignants et enseignements en eux-mêmes … bref à tout le système!

Toujours dans la distinction?

Le langage est tout à fait différent ici en France. Nous sommes dans un système Licence Master et Doctorat (LMD) où la réussite de son Année se dit en terme de validation et d’obtention de la totalité des crédits.

Pour répondre à cette question, je dirai oui, jusqu’ici j’ai obtenu la totalité de mes crédits en validant mes années toujours en première session.

Le système congolais a quel problème selon vous?

Ce qui manque au système éducatif congolais c’est l’orientation, pas n’importe laquelle, mais la vraie. Il y a ce déficit de conseillers, ou de compétences de conseillers dans notre système éducatif. Être conseiller ou conseillère d’orientation devrait avoir une grande importance pour la scolarité des enfants. Le problème, le vrai est qu’on oriente les enfants pas par rapport à la destination qu’ils se sont fixés en fonction de leurs rêves, mais plutôt par rapport à leurs bulletins, tenant compte des matières qu’ils maîtrisent mieux.

Pour elle, ce statut d’ambassadrice exige beaucoup en terme de sacrifice. Pour l’honorer, il faudra d’abord achever intégralement ce qu’elle a commencé.

La réussite se traduit par un travail au quotidien et la prière. « On doit se nourrir intérieurement en premier, quand l’esprit est au taquet le corps suit. C’est le combo idéal. » Explique t’elle.

2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. SERVICE DE CONTROLE ET DE LA PAIE DES ENSEIGNANTS "SECOPE" dit :

    « Ce qui manque au système éducatif congolais c’est l’orientation, pas n’importe laquelle, mais la vraie  » . Souvent au Congo, les parents s’imposent dans cette matière et peut être beaucoup des gens ignorent que au MINEPS vous pouvez trouver des experts à la matière pour une bonne orientation.

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s