Les Editions du Pangolin et l’avenir des étudiants.

Dans un monde où l’écrit prend de plus en plus la place de la parole, les Editions du Pangolin veulent être le berceau de l’écrit favorisant l’éclosion de l’écrit tant chez les plus jeunes que les adultes.

« Qu’attendez-vous qu’on vous dise encore? », le premier recueil de récit où se font démarquer deux étudiantes de l’UCC et de l’UNIKIN.
C’est à ce sujet que nous allons vers eux pour en savoir plus sur leur vision avec les étudiants.

Prince Djungu, communicologue de formation avec un master en information et communication de l’Université Catholique de Louvain-la-Neuve en Belgique). Il est multitâche ; du journaliste à l’écrivain, au sein des Editions du Pangolin, il s’occupe de la communication, du marketing et du contact avec les auteurs.

Nous l’avons rencontré et c’est avec lui que nous réalisons cette interview.
D’humeur jovial, il nous a accueilli avec de convivialité que nous mettre à notre aise était littéralement facile.

 

1. Bonjour Monsieur Prince Djungu, quelle vision les Editions du Pangolin ont pour les étudiants?

Pour les étudiants, nous avons une vision spécifique. Déjà Aux Editions du Pangolin, _Les livres, c’est notre passion_. L’ambition qui est la nôtre est de susciter au sein de notre société un intérêt évident autour et sur le produit qu’est le livre. Cela passe par l’investissement, l’encadrement et l’accompagnement des talents littéraires en vue de les aider à devenir des véritables auteurs. Ces talents se trouvent non seulement parmi les étudiants mais dans toutes les couches qui composent notre société.

2. Comment se passe l’encadrement? Bien sûr, vous organisez des ateliers mais est-ce qu’il y a un suivi ou c’est juste un atelier sans suite?

En fait, il s’agit d’une série d’ateliers spécifiques et différents que nous nous proposons d’organiser. Nous faisons aussi du suivi, c’est-à-dire du coaching et de l’encadrement individuel pour ceux et celles qui le désirent.

3. Comment faites-vous susciter le goût de la lecture aux étudiants tout en sachant que le taux de lecture dans le monde universitaire est quelque peu décevant (on ne lit que quand il y a un tp ou un mémoire en cours)

On ne lit que des tp ou des cours? Mais c’est déjà une bonne chose (rire), c’est de la lecture et les étudiants sont aussi appelés à assimiler leurs cours. Plus sérieusement, voilà où réside tout le challenge : susciter et (re)donner le goût à la lecture aux jeunes. Je n ai pas de solution miracle .C’est à chacun de bien jouer son rôle .Nous essayons de bien jouer le nôtre.
Personnellement, je pense que les jeunes ont besoin qu’on leur propose d’autres référents que ceux auxquels ils sont habitués, ils ont besoin d’avoir des modèles , d’autres jeunes qui s’impliquent dans des diverses initiatives : littéraires ou autres. Voir des jeunes qui écrivent, des jeunes qui leur donneront envie de lire. Les acteurs culturels doivent aussi pleinement bien jouer leur fonction. Je suis heureux de voir que beaucoup d’initiatives culturelles naissent et apparaissent chez nous. J’espère seulement que ce n’est pas un effet de mode et qu’elles perdureront.
Et que dire de l’Etat? On devrait revoir la politique culturelle de notre pays. La culture n’est pas que la musique. Combien de communes à Kinshasa ont une biblitothèque? La plupart de grands projets culturels sont le fruit des structures non congolaises. Et c’est parfois triste. Pour moi dès le bas âge, on devrait initier les enfants à la lecture, on devrait faire du livre. En faire une réelle passion pour eux!

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4. Écrire aujourd’hui, surtout au niveau universitaire, ne cesse de baisser, que préconisez-vous pour y remédier?

Nos ateliers et nos différents encadrements peuvent être une partie du remède.
Pour bien écrire, il faut aussi beaucoup lire et pour que les gens lisent, il faut aussi susciter un intéret pour la lecture. Il faudrait peut-être aussi initier ce goût à la lecture et à l’écriture plus tôt : au sein des écoles primaires et secondaire par exemple. Dernièrement, nous avons organisé des ateliers d’écriture dans quelques écoles de la capitale.

 

5. Vous êtes chargé de la communication, du contact avec les auteurs, comment les repérez-vous? Quels sont les critères de sélection des auteurs?

Dans la grande partie du temps, les auteurs viennent vers nous en nous écrivant par mail ou en nous téléphonant. Il arrive aussi qu’on me propose ou me recommande quelqu’un. Dans ce cas, je fais la demarche inverse, je vais directement contacter l’auteur et je discute avec lui.
Le critère important est d’avoir un manuscrit fin prêt.

 

6. Vous avez récemment lancé un appel à textes : « la première fois que c’est arrivé … », que visez-vous?

C’est toujours dans notre souci de découvrir et de promouvoir les talents littéraires que nous avons créé ce projet d’écriture. Ce sera un recueil de nouvelles avec comme thématique: « La première fois que c’est arrivé… ». L’appel court jusqu’au 30 avril 2018 à 23h59. Le dépouillement et l’inventaire des textes et des profils des participants se fera aux termes de cet appel. Nous avons encouragé beaucoup d’étudiants qui sont venus à nos ateliers y participer. Wait and see.

 

7. Pourquoi Les Editions du Pangolin?

Excellente question ! La force et les moyens de défense de cet animal reposent sur ses écailles. Elles sont précieuses et importantes pour lui. C’est la même chose avec nos auteurs : ils sont nos écailles. Nous leur accordons de la valeur.
À l’instar des écailles du pangolin, notre structure éditoriale tient sa cohésion et sa force de la collaboration avec nos « auteurs » et de la confiance que ceux-ci nous témoignent.

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