UCC/Colloque : Communication et santé en RDC : contraintes et efficacités des pratiques communicationnelles.

Communication et santé en RDC: Contraintes et efficacités des pratiques communicationnelles est le thème principale du colloque national organisé par l’université Catholique du Congo.

Ce colloque a connu la participation des ONG, des organisations internationaux, des professeurs d’universités, des professionnels des médias et de santé et enfin des étudiants.

Voici pour vous, les grandes lignes de cette rencontre scientifique.

Jeudi 25 janvier

1. Exposés théoriques

Animé par monsieur Jean-Baptiste Mputu. Il a exposé sur la situation de la communication de la santé en RDC. Expert au Programme National de Communication pour la Promotion de la Santé (PNCPS), il a relevé différents problèmes de communication tant dans le ministère de la santé que dans les zones de santé périphériques.

Pour une meilleure compréhension, il a schématisé son exposé en six points : de la politique du gourvernement en matière de santé au programme national de communication pour la promotion de la santé ; le conférencier fait savoir qu’il existe une fracture communicationelle au ministère de la santé.

Les différentes stratégies mises en place par le programmme sont jusqu’à ce jour traditionnelles, ce qui n’aide pas à mettre fin à certains maux.

Le deuxième exposé est fait par Christophe Alimasi, détenteur d’un master en santé publique et conseiller résident de John Hopkins center of communication programs JHU/CCP, sous le thème de méthodes théoriques en communication pour la santé. Pour sa part, monsieur Alimasi, lui, s’interroge sur plusieurs théories et modèles.

Six théories dont le modèle de croyance à la santé, la théorie de l’action, la théorie cognitive sociale, la théorie de diffusion de l’innovation et les modèles sociaux ont caractérisé son exposé.

Le professeur Lino Pungi a abordé le point sur la pertinence d’une communication multicanale en situation épidémiologique. Docteur en sciences sociales, le professeur Lino a commencé par faire une différence entre les mots information et Sensibilisation. A son sens, Information se définit comme un message accès vers la connaissance et la sensibilisation comme un moyen pour atteindre la communication du changement.

Durant son exposé, le professeur a épinglé quatre types de messages que les dispositifs médiatiques utilisent pour sensibiliser en cas de maladies. Il a distingué le message cognitif, celui où l’on apprend les causes de la maladie ; le message émotifs, on apprend les conséquences de la maladie ; le message d’ordre pratique ; propose les comportements à adopter et enfin le message d’ordre politique où l’on fait un plaidoyer dans le but d’avoir des fonds qui parlent des quatre types de message dont le message préventif et celui pratique.

2. Les Ateliers

Le premier atelier a eu comme thème Utilisation pratique des médias sociaux et applications mobiles dans le domaine de la santé : Facebook, WhatsApp.

Il a connu la participation de deux agents travaillant avec médecin sans frontières.

Sous le thème de Usage pratique des médias de masse dans le domaine de la santé, le deuxième atelier a connu la participation de deux animatrices qui ont fait part de leur expérience dans le milieu médiatique spécialisé dans la santé.

Madame Peguy WABENO, première intervenante, journaliste à la radio Top Congo FM. Elle a parlé de sa connaissance de la radio. « Pour faire un bon travail; choisir la thématique , choisir la cible et message de précaution », a-t- elle souligné.

Elle a ajouté en disant qu’un journaliste n’inquiète pas dans son message de prévention, il doit plutôt trouver les mots qu’il faut pour atteindre sa cible sans lui faire peur, il doit savoir comment mettre la masse en confiance. Madame Peguy finit son exposé en expliquant la promotion de la santé à travers les médias de masse vise le changement de comportement.

Seconde intervenante, Madame Bibiche MWIKA, journaliste à Digital Congo TV scinde son exposé en quatre parties : Introduction, formes de communication, présentation de son émission et son expérience.

A gauche, Bibiche MWIKA et à droite Peguy Wabeno

« Mieux vaut prévenir que guérir« , c’est avec ce proverbe qu’elle entame sa présentation. Entre contraintes de la présentation de l’émission et son expérience, madame Bibiche achève en disant qu’il faut privilégier le travail et ne pas céder aux vices.

Le troisième atelier axé sur l’Éthique de la communication sur la santé a connu la participation du professeur Dominique Mweze et du docteur Jean-Claude Mulunda, coordonnateur du programme ASF.

Pour sa part, le professeur Mweze a abordé ce point en présentant certains aspects susceptibles de … Mais avant celà, il a défini les mots Éthique, communication, santé puis éthique de la communication.

《L’éthique de la communication, c’est chaque fois que nous communiquons en bien ou en mal.》 a-t-il dit.

Selon lui, nous distinguons quatre champs de l’éthique biomédicale.

1. L’éthique clinique qui touche toutes les questions en rapport avec les soins médicaux;

2. L’éthique professionnel qui touche sur la capacité d’un médecin à protéger ses patients;

3. L’éthique de la recherche sur les soins de santé, soulignant que le médecin chercheur doit être modeste.

4. L’éthique de déclaration publique, qui porte sur comment formuler des lois et règlements sans être en contradiction avec l’éthique.

De son côté, le docteur Mulunda a parlé de la santé sexuelle et de la reproduction.

Après une présentation sommaire de la situation dans notre pays.
D’après lui, l’information ne passe quasiment pas dans le domaine de la santé, et la conséquence de cet acte est que plusieurs jeunes sont victimes de certains maux par manque d’information.

Durant son exposé, le docteur a présenté les avantages et désavantages d’être informé sur la sexualité epinglant la sexualité responsable.

Avec son association, le docteur fournit des efforts pour atteindre plus de jeunes afin de les sensibiliser en ce sens.

Vendredi 25 janvier

La deuxième et dernière journée du colloque a été modéré par le professeur Mweze. Les travaux ont donc continué et c’est le professeur François Xavier Budim’bani qui a ouvert le colloque avec un exposé sur la critique des pratiques communicationnelles dans le domaine de la santé. Il a scindé son travail quatre points dont de la santé à la santé publique : tension tenue et conscience politique; communiquer la santé ou pour la santé : paradigme et complexité en passant des illustrations personnelles et enfin l’efficacité d’une stratégie de trois approches.

Professeur François Xavier Budim’bani

Durant son exposé, il a fait le tour de la santé à la santé publique relevant les différents cas de choléra et de l’impact que ceci a eu dans le pays.
Il a conclu en disant qu’il n’y a pas de communication sans incompréhension.

Pour réussir en communication stratégique pour la santé, il faut combiner les trois approches dont l’approche systémique, l’approche marketing et communicationnelle.

Le deuxième intervenant, le Médecin-directeur du CNPP, Gilbert Mananga a intervenu sur la schizophrénie en rapport avec la communication.
Le docteur Mananga est professeur à l’Université de Kinshasa.

La schizophrénie est un trouble psychotique chronique caractérisé par un trépied diagnostique : le délire de type paranoïde, le syndrome dissociatif ou désorganisation psychique.

Jusqu’à présent, les plus dangereuses maladies sont celles liées au système nerveux. Il en a cité 4 dont la schizophrénie, la démence, la tétraplégie et l’AVC.

La schizophrénie se manifeste généralement entre 15 et 35 ans. Les causes de la schizophrénie sont encore inconnues et dépendent de plusieurs facteurs, elle peut être héréditaire.

Le troisième intervenant, le professeur Ntonda docteur en SIC de l’Ifasic a abordé le point sur promouvoir de la santé à travers le divertissement.

L’une des fonctions de communication étant le divertissement, il est important de l’aborder dans la santé vu son importance. Le professeur a usé des différentes théories et modèles dont celle de l’apprentissage social de Bandura, la théorie de diffusion de l’innovation, le modèle transthéorique de Prochaska et Diclemente.

La quatrième et intervenante, madame Clarisse Kalala, spécialiste en Communication des organisations et entreprises et responsable du programme élargi de vaccination (PEV).

Elle a abordé le point sur l’état des lieux sur les campagnes de la communication du PEV.
Elle a commencé par définir les différentes actions du PEV en passant par le but du PEV qui est de promouvoirles vaccins en montrant ses bienfaits aux personnes cibles ; enfants de 0 à 59 mois et les femmes enceintes.

Le PEV utilise 5 stratégies pour atteindre sa cible:le plaidoyer, la mobilisation sociale, la communication pour le changement de comportement, le suivi et l’évaluation.

Après les différentes interventions, il y a eu une séance fructueuse de questions/réponses entre les étudiants et les intervenants.