INA : Clôture du Colloque RUMBA PARADE

C’est à l’Institut National des Arts que s’est tenu du 14 au 15 décembre 2017 un colloque sous le thème de « Odyssée et épopée de la rumba congolaise, quêtes d’identité et d’universalité. »

Achevé ce vendredi 15 décembre avec trois intervenants dont le professeur de musique et manager d’artiste du Musique Club de Kinshasa, Michel Ngongo, le professeur Ribio Nzeza de l’université Catholique du Congo, et enfin l’artiste musicien, ingénieur de son et arrangeur, Maika Munan.

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Michel Ngongo a posé les premières notes en expliquant les différents aspects de la Rumba congolaise notamment le Seben comme caractéristique principale (Venu de la déformation du mot « Seven », accord de la 7e dominate , introduit dans le lingala « Se bene » c’est-à-dire ce qui est bien).

La rumba et la RDC, tout une histoire

De bébé Ilenda du grand Kalé, à Azmak de Fally Ipupa, la rumba se démarque par son raffinement et sa modernisation appuyés par le ton traditionnel du Kitshaka-tshaka, de la caisse claire et du Charleston.

Le professeur Ribio Nzeza, de son côté, a enchaîné en présentant la fondation à caractère panafricain intitulée Music in Africa qui est la principale source d’information et d’échange sur la musique africaine couvrant actuellement 33 pays. Elle offre des informations sur les genres musicaux, des opportunités pour les musiciens, les informations sur les droits d’auteur ainsi que les politiques culturelles. Pour en savoir plus, il a convié l’assemblée à visiter le site http://www.musicinafrica.net

S’en est suivi Maika Munan qui a apporté son expertise en spécifiant que le terme « arrangeur » part du fait que la créativité et la clairvoyance le caractérisent.

Le génie congolais est d’avoir brassé plusieurs musiques.》, a-t-il renchéri puisque la rumba congolaise est née de la rumba cubaine.

La musique congolaise se meurt car les artistes d’aujourd’hui se reposent sur le fléau des béats que sur leurs propres talents , les «mabanga» et la gestion du droit d’auteur la perturbe.

Il a exhorté les jeunes artistes à ne pas se décourager et se battre pour pérenniser ce patrimoine.

Pour clore le colloque, le directeur général de l’INA, professeur Yoka Lye Mudaba, a prononcé son mot de remerciement en martelant sur le fait que : Nous sommes rumba ! Il n’y a pas un domaine qui nous transporte autant comme la Rumba.

Notons que la rumba est comptée parmi les patrimoines culturels immatériels national et le prochain défi que se lance le pays est d’Inscrire ce style de musique congolaise sur la prestigieuse liste du Patrimoine mondial de l’humanité.

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