Chapitre 14 : Raul Johnson     

                   WmDev_636115386042335231_jpg                                                                                               

  • Pourquoi tu fais ça? Dit Steve
  • Je me venge?! Il a toujours les plus belles, répondit Raul
  • Les plus belles ? non mais je rêve ? il a aussi droit à une femme tu sais ? il a déjà assez souffert comme ça ! d’abord avec Sandy maintenant avec cette enfant de rue. Elle au moins elle a réussi à faire de lui un homme. En plus, Éric ne t’a jamais rien pris, je ne vois pas l’intérêt de se venger
  • Oui, tu as raison mais il se comporte parfois comme un vrai goujat!
  • Un goujat ? Éric, un goujat !? Je ne comprends rien
  • En utilisant Lewis, je lui montre que c’est toujours une trainée. Elle ne mérite pas de devenir sa femme ou encore une campagne de vie. Non mais comment on peut être bête à ce point ? comment peut-on aimer une femme à ce point ? Tu as vu quelle tête il faisait quand elle était au coma ?

Steve se mit du coup à rire, un rire qui mit Raul en colère tellement il ne comprenait pas pourquoi il riait.

  • Tu n’as jamais connu l’amour. Raul, le jour où tu connaitras l’amour fais-moi signe. Je te guiderai. Pour le moment laisse nos deux tourtereaux profiter de leur amour. Tu risques d’été une personne de trop, crois-moi ce n’est pas du tout intéressant
  • Tu parles ?! Il n’aura pas la paix tant que je n’aurais pas mis cette garce sur mon lit !
  • Écoute, ça ne sert à rien de le briser encore une fois. Cette fois-ci, il est blindé et leur amour est solide. Ce n’est pas aujourd’hui qu’ils ont commencé leur amour, je te rappelle que c’est depuis longtemps. Mais laisse-moi quand même te donner un conseil de frère à frère : Laisse tomber !
  • Bon okay, je vais essayer de laisser tomber. Mais je dois te dire la vérité, cette fille me plait énormément.
  • Tu dis toujours ça frérot !

En lui tapotant l’épaule, il le laissa seul dans son bureau.

***

Après leur discussion, Steve n’en revenait que Raul n’ait pas toujours changé malgré tout le temps passé loin d’Éric. Encore une fois, une autre petite amie d’Éric était dans son collimateur. Quel type !

Avec Sandra, ça pouvait se comprendre, c’était une matérialiste invétérée mais de là penser que Taiana en était une aussi, les probabilités étaient minimes. Peut-être qu’elle a une face cachée.

***

  • Je veux que tu sortes de cet endroit, ça me donne la chair de poule chaque fois que je viens. Dit Éric avec Taiana dans sa chambre
  • Ah bon ? je ne le savais pas
  • Maintenant tu le sais !
  • Steve dit que je dois encore rester en observation et je n’ai pas fini avec la kiné. Tu le sais très bien que c’est mon docteur depuis toujours
  • Ton docteur !? et qui je suis ?
  • Comment ça tu es qui ?
  • Ouais, je veux savoir. Qui tu écoutes le plus : moi ou Steve ? la kiné tu peux le faire à la maison. Ton kinésithérapeute pourra venir à la maison. Je ne vois pas le problème
  • Décidément, il t’arrive d’être chiant. Mais je vais faire comme si j’ai rien entendu.

Pendant qu’ils étaient en train de discuter, Raul les observait

  • Wow, j’aime les discussions de ce genre. Dit-il en s’approchant du lit de Taiana
  • Qui est-ce ? et d’où vient-il ? demanda Taiana étonnée de voir Raul dans sa chambre
  • Excusez-moi, nous n’avons pas été présentés. [Optant pour un ton plutôt poli] Je suis Raul Johnson, le frère d’Éric et vous ? s’avançant vers Taiana

Mon Dieu ! que fait ce coureur de jupon ici ? se dit Éric

  • Taiana, ma petite amie. Se précipita Éric de présenter sa dulcinée.
  • Votre beauté me coupe le souffle. Capturant brutalement sa main souffrante pour poser y une bise
  • Elle n’est pas comme Sandra pour ton information. Souffla Éric devenu rouge de colère
  • C’est un point à vérifier. Tout en la dévorant des yeux. Satisfait de la tête que faisait Éric

Mon Dieu ! Quelle insulte ! Un point à vérifier ! Il se prend la tête ce mec ! Taiana, un point à vérifier !

De toutes les conquêtes, Taiana n’était qu’une énième sur la liste, du coup, il n’avait qu’à sortir son numéro de charme pour que Taiana tombe à ses pieds comme si c’était lui le plus beau.

  • Bien ! je vous laisse discuter. A bientôt ma poule. Il avait l’air satisfait

Taiana remarqua que Éric avait pali tout d’un coup

  • Est-ce que tu vas bien ?
  • Oui, oui je vais bien
  • Tu es sûr ? ton expression me dit autre chose
  • Je n’aime ces airs-là
  • Lesquels ? s’enquit Taiana
  • Tu as vu comment il te regarde ?
  • Mon cœur, ça te dérange ?
  • Evidemment que ça me dérange ! Raul est la base de tous mes soucis amoureux. Il se croit toujours tout permis
  • Et tu crois que je suis facilement manipulable ?
  • On ne sait jamais
  • Wow, Éric !? on ne sait jamais. Je ne suis pas comme … sand… c’est qui déjà ?
  • Sandra
  • Je vois

Il y avait de quoi s’inquiéter. Raul Johnson était tout ce qu’il ne fallait pas rencontrer. Il ressemblait à un lion rougissant attendant que sa proie puisse passer pour qu’il la capture. Mais est-ce que Taiana faisait partie de ces filles faciles à avoir ? Il ne le pensait pas sinon après toutes ces années d’éloignement, il serait remplacé comme une vulgaire chemise usée. Peut-être qu’il y avait de l’espoir

***

Dans le bureau avec Steve,

  • Elle est trop belle

Steve le regardait sans dire un mot

  • Elle a une peau très douce malgré le fait qu’elle est mince comme un top model mais elle me plait cette fille
  • Raul, je travaille, dit Steve pour qu’il s’en aille
  • Je ne te demande pas de réagir. Je veux juste que tu m’écoutes. C’est plus simple qu’émettre des commentaires bêtes que tu as l’habitude de faire.
  • Tu crois que mes commentaires sont bêtes ? il rit
  • Oui, bien évidemment
  • Très bien, vas-y tenter ta chance auprès de la belle Taiana. Tu me donneras la suite. Mais n’oublie pas, je suis toujours disponible pour les conseils une fois que tu trouveras l’amour

***

Le test

Le lendemain matin, Éric mit du temps à venir la voir, certainement il a eu un empêchement, pensa Taiana. Elle était seule dans sa chambre quand Raul fit son entrée. Que veut-il se demanda Taiana quand il se rapprocha

  • Bonjour ma poule

Ma poule ? Wow, Sandra avait beaucoup de chance, qu’est-ce qui manquait encore ? Ma biche ? …

  • Il n’y a pas de poule dans le coin, à ce que je sache. Regardant à gauche et à droite pour en trouver une

Voilà elle confirmait totalement ses idées. Non seulement elle ne comprenait rien de certaines expressions amoureuses mais malgré elle était à sa merci assise sur ce lit, mon Dieu, quelle beauté. Elle lui offrait un spectacle unique. Faible sur ce lit, il pouvait facilement la dompter comme il a toujours fait. Il décida de rattraper le coup.

  • Salut ma beauté, tu vas bien, j’imagine ?
  • Je vais bien merci

C’est quelle façon de traiter le frère de son petit ami, se dit Raul

Taiana venait de regagner sa chambre. Les exercices de kiné lui fatiguaient et elle fournissait des efforts pour que tout aille bien et qu’elle quitte l’hôpital aussi vite que possible. Et dire que Steve était contre le fait qu’elle rentre, cette pensée suffisait à la rendre folle de rage. Elle s’attendait à les trouver (Éric et Michael) dans sa chambre. Voilà que leur « retard » permettait à Raul de profiter de la situation. Elle voulait dormir sur son lit avec Michael qui passait le clair de son temps avec elle à l’hôpital.

  • Comment se sont passés tes exercices de kiné, demanda-t-il
  • Très bien
  • Tu sembles lasse
  • Raison de plus pour me laisser me reposer Raul, répondit-elle du tic au tac

Elle prononçait pour la première fois son nom et elle le faisait si bien qu’il eut un sourire du coin de ses lèvres.

  • Oui, je sais. Ne t’inquiète pas, je ne veux pas qu’Éric vienne se prendre la tête en me répétant chaque fois que son bébé a besoin du repos. Dis-moi tu aimes vraiment Éric ?

Elle regarda droit dans les yeux et lui dit :

  • Tu feras quoi avec ma réponse ?
  • Je veux juste savoir, croisant les bras sur son torse sûr de lui tellement il dégageait une telle virilité
  • Je ne vois pas l’intérêt de te répondre, dit-elle imperturbable
  • Pourtant je pense que c’est important, lui prenant son bras cette fois
  • Tu me fais mal, dit-elle
  • Ma réponse Taiana, d’un ton menaçant
  • Tu ne l’auras pas ! tu crois que c’est comme ça que tu vas me faire peur ?
  • Je vois plutôt que tu ressembles aux enfants de rue. Avec les mêmes réponses, les mêmes tics et j’avoue que je suis estomaqué de savoir que mon frère passe son temps avec une arriviste…

Il n’avait pas besoin de finir son discours qu’il reçut une belle gifle de la part de Taiana. Sa main gauche avait réussi à se lever sous l’effet de la colère. Cette gifle le surpris et par la même occasion le réveilla d’un profond sommeil

  • Toutes les filles ne sont pas pareilles. Dis-toi ça. Fais-moi plaisir ferme la porte en sortant

***

A la maison avec Steve et Éric

  • Comment était ton rendez-vous ? demanda Steve, visiblement impatient de l’entendre
  • Mal !
  • Ah bon, dit Éric souriant. Raconte
  • Ta chose m’a giflé

Steve et Éric se mirent à rire

  • elle t’a giflé ? wow. Tu as fait quoi pour avoir sa gifle ? demanda Steve qui riait de plus bel

Raul se sentait confus. Comment elle a pu ? C’était la première fois que ça arrivait et il ne comptait pas rester là

  • je lui ai rappelé d’où elle vient
  • Tu n’as pas fait ça? demanda Éric, il pensa la souffrance qu’il avait lue une fois dans le regard de Mandy quand elle lui parlait de leur enfance difficile
  • Je ne me suis pas gêné. Il faut parfois rappeler aux chiens qui ils  sont vraiment. Éric, le regardant droit  dans  les yeux, on ne mélange pas les torchons et les serviettes.

Alors là, Raul était allé trop loin ! Comment pouvait-il dire ça d’elle. Elle n’était certes pas de la même classe que lui mais de là dire ça d’elle était totalement déplacé.

  • Il va falloir que tu retires tes paroles, dit Éric en  essayant visiblement  de  se contenir
  • Pourquoi dit-il faisant le dur

Steve intervint juste à temps sinon Raul aurait reçu en  plus de la gifle de Taiana un beau coup de poing en pleine figure.

  • On doit se calmer les gars. Et Raul, je t’avais prévenu, Taiana n’est pas comme Sandra, il va falloir te le mettre dans le crane si tu veux éviter les problèmes.
  • Je ne baisse jamais les bras, d’un ton qui se voulait défier à la fois Éric et Steve. Je me vengerai !

 

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