Chapitre 8 : Dure épreuve

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Au bout de neuf mois, elle rentrait à Londres pour faire une mise au point avec Éric. Une fois chez elle à Londres, elle était assise devant son poste téléviseur, on parlait des funérailles de Ric Johnson. Le père d’Éric était mort d’une courte maladie comme ils ont l’habitude de le dire.

En effet, il avait souffert d’un cancer de sang, aux derniers instants de sa vie, Ric voulait s’entourer de ses enfants et surtout de sa femme Angelina. Celle pour qui il a lutté durant des années malheureusement les calmants n’atténuent que les douleurs, ils ne guérissent pas.

En regardant la télé, le plus frappant dans ces images, c’est la femme qui se trouvait à côté de son Éric. Grand Dieu, il s’était marié ! Quel choc! Malgré les promesses, les beaux moments vécus ensemble. Éric s’était marié ! comment font les hommes pour oublier qu’ils avaient tenus à quelqu’un autrefois ?

Elle devait se résigner et accepter cette union toute sa vie. Du coup, elle éteignit la télé et partit se coucher directement. On parle peut être d’un sommeil mais un sommeil remplie de cauchemar. C’est à peine qu’elle avait réussi à trouver le sommeil que Cédric l’appela

  • Allô, comme un robot
  • Tai ! répondit Cédric, [surpris du ton de sa voix]
  • Ced, tu me réveilles!
  • Je sais ! Depuis que tu es revenue, on ne s’est pas vu et ne crois pas qu’aujourd’hui, tu vas m’échapper.
  • Tu viens me chercher? Tout d’un coup chaleureuse
  • Évidemment ! En fait je suis devant ta porte.
  • Quoi? [étonnée]
  • Oui, tu viens ouvrir ?

Elle sauta du lit, toute en pyjama, elle alla ouvrir la porte à Cédric

  • Ça va ??
  • Oui ça va bien et toi ?
  • Oui, on peut le dire. Je suis très content de te revoir. Mais tu as vachement maigri !
  • Tu m’emmènes partout sauf là où je serai mal à l’aise, tu veux ? Dit-elle en fermant la porte derrière elle
  • Bien sûr, et tu me diras pourquoi tu as maigri à ce point.
  • Tu penses que je le ferai? D’un ton qui le défiait
  • Je suis sûr que tu me le diras, gardant le même ton

En venant chercher Taiana, Cédric n’avait qu’une seule chose en tête, la faire éclater. L’aider à se défouler, elle en avait besoin. Heureusement il savait comment mener la danse. Un bon pique-nique sur la plage, la danse, … le tout accompagné d’une bonne marche. À présent, elle était très fatiguée et elle ne voulait pas rentrer chez elle.

Le soir venu,

  • Il se fait tard et je dois te raccompagner, dit-il
  • Je ne veux pas rentrer, répondit-elle en somnolant presque
  • Pourtant tu dois rentrer

Une fois dans la voiture, Taiana s’endormit comme un bébé, Cédric la transporta jusque dans sa chambre. Après un bref regard, il se dit qu’elle méritait mieux que quiconque. Éric avait commis une grossière erreur de la laisser seule. C’est à ce moment qu’il reçut un coup de fil. Mais qui ça peut bien être à cette heure ?

  • Allô ? Dit Cédric
  • Puis-je parler avec Taiana ? Répondit la voix féminine remplie d’assurance
  • C’est de la part de qui s’il vous plait ?
  • Mélanie
  • Elle n’a pas une amie qui répond à ce nom, lui dit-il
  • En fait, je suis la femme d’Éric et je voulais lui parler
  • Et vous pensez qu’elle répondra à votre appel ?
  • Oui, dit-elle assurée. Elle doit chercher à avoir de ses nouvelles, convaincue
  • Elle n’est pas disponible pour le moment, vous pouvez rappeler demain matin et je ne vous assure rien !
  • Bien, merci

Pourquoi voulait-elle parler à Taiana? Y avait-il un problème entre elle et lui?

***

Le face à face

Elle était au travail quand on toqua à la porte. C’était une ravissante demoiselle qui venait de faire son entrée. Du moins c’est l’impression qu’elle donnait, une demoiselle !

  • Bonjour Taiana
  • Bonjour ! répondit-elle en levant la tête pour regarder qui la saluait

C’est qui cette femme ? Que voulait-elle ? Pourquoi on ne l’a pas annoncé ?

  • Que puis-je faire pour vous ? vous étiez sur rendez-vous ?
  • Euh non ! en fait je ne suis pas venue pas pour parler travail
  • Ah bon ? et vous êtes qui ? que faites-vous ici ?

Grand Dieu ! C’est quoi cet accueil ?  Elle est toujours aussi désagréable ou a-t-elle grandi dans une jungle ?

  • Contrairement à ce qu’il me dit, tu as l’air agressif ! dit-elle en la toisant des yeux

Ah oui ! J’aurai dû m’en rendre compte. J’ai en face de moi la femme d’Éric. Qu’est-ce que le monde est petit ! Réagit-elle cette fois avec une voix qui ne trahissait pas à quel point elle n’aimait pas SA rivale ! En se levant de son fauteuil, elle accompagnait les gestes à la parole

  • Je suis venue te voir parce que j’ai besoin de ton aide
  • Mon aide ? pourquoi mon aide ? ah au fait dis-moi comment était la lune de miel ? demanda-t-elle en faisant une mise de fille innocente

Elle n’allait pas du tout bien. Taiana commençait à perdre son calme et surtout sa maitrise de soi. Ou peut-être elle était tout jalouse et énervée que ça soit une autre femme qui vienne la voir et qui lui parle de son Éric ! Pourquoi devait-elle venir la voir ? Pourquoi en ce moment ? Elle venait à peine de sortir de ce choc que lady Mélanie venait lui parler d’ÉRIC !

En fait, Mélanie ne supportait pas ces airs de femme choquée !

  • Tu vas m’écouter au moins ! [dit-elle d’une voix en colère] Je ne suis pas venue te faire la guerre ou te montrer à quel point je suis heureuse avec un homme qui ne m’appartient pas. Je suis venue te demander de le voir parce qu’il a besoin de toi.

Besoin de moi ? Elle avait bien entendu ? Éric pensait toujours à elle… pourquoi devait-elle la croire ? Elle ne connaissait pas ces intentions et en plus elle venait avec les nouvelles de son Éric.

  • Mélanie, dit-elle d’une voix impatiente, c’est ça ton nom je pense. Le moment est mal choisi et je n’ai pas envie de parler de lui
  • Tu veux peut-être qu’on aille ailleurs ?
  • Non plus ! en allant lui ouvrir la porte de son bureau
  • Laisse-moi au moins te dire combien il t’aime [faisant mine de supplier Taiana pour qu’elle l’écoute] et je ne supporte pas le voir souffrir pour une personne qui ne soucie pas de lui, d’un ton dédaigneux ! il savait que tu ne voudrais pas me parler, raison pour laquelle il m’a remis cette note. J’espère que tu le liras ! [En lui tendant la lettre].

Décidément Éric aimait les lettres ! Ça devenait une habitude. Et en plus, Taiana ne répondait plus à ses appels, le seul moyen de lui parler était soit de lui écrire une lettre ou la voir physiquement. Mais physiquement, il n’était pas au point.

***

Un adieu !

Une fois chez elle à la maison,

C’était une note qu’Éric avait écrite de ses propres mains. À voir cette note, elle eut les larmes aux yeux. Il l’avait écrite en peu de mots mais il voulait montrer à sa bien-aimée à quel point il l’aimait encore. Cette note était écrite avec plein d’amour, beaucoup de passion. Que c’est bon d’aimer la bonne personne ! Dans son plus profond, elle s’était battue pour l’oublier mais c’était un combat perdu d’avance.

Dans sa salle de bain, elle avait encore l’image de la note dans sa mémoire. Quand elle finit de prendre son bain, elle pensait encore à Éric. Elle pensait surtout à leur dernier baiser échangé avec tant de passion, ses mains caressant sur ses joues, à ces lèvres chaudes sur les siennes. Un frisson parcourut son dos et du coup, une chaleur lui monter au ventre. Elle ne devait plus avoir ces genres de pensées. Il était à présent marier à Mélanie. Qu’à cela ne tienne, elle se voyait quand même sauter sur lui et qu’il la serrait dans ses bras forts. On toqua à la porte, perdue dans ses pensées, elle n’avait pas entendu.

  • Mademoiselle, on vous cherche. Dit son majordome
  • On me cherche ? par qui ? répondit-elle surprise
  • Un jeune monsieur
  • Dites-lui que j’arrive

Qui pouvait bien voir Taiana? Elle se posait encore cette question lorsqu’elle vit une silhouette qu’elle s’était promis de ne jamais oublier, celle d’Éric.

  • Éric ?

Elle sauta dans ses bras sans réfléchir. Il avait beaucoup changé mais sa stature était aussi restée la même toujours dominante de taille, même coiffure mais avec plus de soin qu’auparavant. Il l’avait prise dans ses bras comme il en avait l’habitude. Que ses bras étaient devenus forts

  • Wow, tu pèses maintenant?
  • Tu trouves?
  • Oui, et tu as même changé de parfum
  • Hum oui. Je voulais changer un peu. Tu aimes? [Toute heureuse]
  • Oui

Il mourrait d’envie de l’embrasser mais il se devait de maîtriser ses émotions.

  • Tu vas bien? Demanda-t-il à Taiana
  • Oui, ça va, répondit-elle d’une voix qui se voulait triste
  • Tu es sûr? Demanda-t-il pour une confirmation
  • Oui, pourquoi ? Viens, accompagne-moi dehors. En le précédent
  • Il fait noir, remarqua-t-il
  • Je sais, admit-elle

Éric ne comprenait pas pourquoi Taiana voulait l’emmener dehors. Sous la paille, elle voulait parler avec lui mais de quoi?

  • Tu m’as manqué tu sais
  • Toi aussi tu m’as manqué.

Il accompagnait les gestes aux paroles. Il a pris dans ses bras pour la serrer contre lui. Ça faisait tellement longtemps qu’ils s’étaient retrouvés seuls. Pendant qu’ils étaient en train de parler, elle reçut une visite qui n’était pas du tout plaisant. De loin, elle aperçut Bella échangeait avec un monsieur, Marc, il a plusieurs fois tenté d’avoir son cœur mais c’était une tentative sans succès.

Arrivé devant la porte.  Il avait déjà rougi de colère.

  • Marc?
  • Enfin te voilà, où étais-tu chérie? Soulagé enfin de voir l’objet de sa visite
  • Ne m’appelle pas comme ça ! d’un ton colérique
  • Et pourquoi pas ? Avec un ton qui se foutait de ce refus
  • Ce n’est pas à cette heure-ci que tu dois venir me voir. Lui dit-elle
  • Et tu m’imposes ta volonté maintenant ?

Il était soul et il commençait à devenir menaçant

  • .. [confuse par son comportement]

Malheureusement ou heureusement, Éric était arrivé à l’endroit de la scène

  • Bonsoir monsieur. Éric le saluait aussi poliment que possible
  • Qui il est pour me saluer? Sans faire attention à la salutation d’Éric
  • Marc, je crois que tu dois déjà être chez toi et je ne revois pas les hommes à cette heure-ci. Je te demande de partir. Reprit-elle en essayant de garder son calme
  • Parce que lui, ce n’est pas un homme, qui il est pour toi? Dit-il d’une voix aussi autoritaire que menaçante
  • Lui, c’est mon fiancé. Tu comprends pourquoi il est là maintenant ?

Marc, énervé, n’arrivait pas à croire à ce que Taiana lui racontait. Elle était fiancée mais personne ne le savait.

 

Quelques heures plus tard, Taiana devait rendre des comptes. Éric n’en revenait pas.

  • Qui est ce type?
  • C’est un ami
  • Un ami ? questionna-t-il. Un ami qui vient te voir à cette heure?
  • Je n’ai pas de comptes à te rendre sur mes fréquentations. Se défendait-elle
  • Ah! Je vois. C’est à cause de mon mariage. Tous tournent autour de mon mariage. Wow

Oups ! C’était pourtant clair !

  • Je t’ai aimé comme je n’ai jamais aimé un homme. Pour recevoir quoi en retour ? se déchainait-elle …Jours et nuits, je n’ai pas arrêté de me poser des questions, qu’est-ce que je suis devenue aujourd’hui ?

Après un silence lourd, elle conclut

  • … en fait tu avais besoin de moi juste pour l’avancement de tes affaires et une fois fait, monsieur me jette comme s’il jetait un objet usé. Sais-tu seulement combien j’en ai souffert. (Elle était en larmes)

Mon Dieu, elle se faisait des idées sur la nature de la relation qu’il entretenait avec Mélanie. À un moment, pour la consoler, il la prit dans ses bras. Elle se dégagea brutalement de ses bras et partit s’asseoir plus loin de lui.

Chacun était plongé dans sa réflexion. Éric avait jugé bon ne rien lui dire. Ça risquait d’empirer les choses.

Vers 5 heures du matin, Taiana se leva de l’endroit où elle avait pris place pour aller dans sa chambre quand Éric l’en empêcha.

  • Je n’ai plus envie de discuter, dit-il en prenant son bras droit
  • Moi non plus ! Malgré elle
  • Tu sais pourquoi je n’ai jamais réussi à t’oublier? S’expliquait-il …Taiana, tu es une femme forte, courageuse, tu n’as pas peur de ma réaction quand il s’agit de prendre des décisions graves. J’avoue et je sais – mon amour – que je t’ai causé du tort par certains de mes actes …Mais ceci ne diminue pas l’élan de mes sentiments pour toi. Taiana tu es ma raison de vivre, tu as toujours été celle que j’aime … Avant de me marier, j’ai voulu te voir mais Cédric m’en a empêché. Tu ne voulais plus entendre parler de moi et t’annoncer que je me mariais allait te rendre la vie impossible…

Taiana l’écoutait mais seulement ne l’entendait plus. Éric avait brisé son cœur en se mariant à Mélanie mais elle l’aimait encore et encore.

Il a failli l’embrasser quand elle s’en rendit compte

  • Éric, je crois que chacun de nous a besoin d’une certaine distance pour essayer de clarifier ses sentiments. Tu es marié et je ne veux pas être un élément de trouble pour ton couple. Dit-elle d’une voix sèche
  • Taiana, tu …
  • Je sais ce que je ressens pour toi mais je veux savoir si c’est le cas aussi pour toi. L’interrompit-elle
  • Très bien, comme tu veux !

Ils se séparèrent sans même un petit signe des yeux…

 

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