Chapitre 7 : Quoi qu’il arrive, je reste toujours ta mère

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Il était 7 heures quand son réveil sonna, elle sursauta du lit comme si elle était en retard à une réunion très importante. Elle se sentait « hyper bien » quand elle pensait aux scènes qui ne cessaient de revenir dans sa tête. Elle décida que ce qui s’était passé la veille n’allait en aucun cas déranger son travail.

Arrivée au bureau, elle était dans son bureau quand on toqua à la porte, c’était Éric.

Le fait de le voir faisait jaillir en elle des tas de souvenirs, elle avait même honte de ses propres pensées.

  • Bonjour Tai, tu vas bien?
  • Hey, ça va? Je vais bien
  • Je vais aussi bien
  • Tu as bien dormi?
  • Oui,

Mais il hésitait

  • Tu es sûr que tu vas bien?
  • Pourquoi cette question?

Elle se leva et juste devant lui, elle lui dit:

  • Tu sembles nerveux

Il y avait de quoi être nerveux, après avoir passé une belle soirée ensemble et après tant de passions partagées, Éric devait partir, son père était mourant, il se devait d’être à son chevet.

Il la prit aux joues pour les caresser, mon Dieu, qu’il aimait cette femme et l’embrassa. Il quitta le bureau le cœur battant. Il voulait encore passer plus de temps avec Taiana mais il ne pouvait pas. Il venait à peine de lui montrer qu’il l’aimait et la laisser serait une mauvaise idée. Il décida de passer encore plus de temps avec elle. Elle représentait beaucoup trop pour lui.

C’était la deuxième fois qu’Éric tombait amoureux. La première fois, c’était de Sandra, il avait aimé un peu trop mais juste au moment de lui faire sa demande ; il se rendit compte que Sandra était une profiteuse, pour elle, il n’y avait que l’argent qui comptait. Dès qu’elle avait eu l’occasion de lui causer du tort, elle n’a pas hésité de le faire. Avec Taiana, il avait confiance. L’avenir se présentait radieux.

Le temps passait, ils s’aimaient de plus en plus jusqu’à un matin, Taiana trouva une note sur la table de son bureau. Elle l’ouvrit et elle disait:

Mon amour,

J’ai dû m’en aller sans te prévenir, j’espère que tu me comprendras. J’ai tellement de choses à te dire mais papa est mourant et je me dois d’être là.

Je t’embrasse

Éric.

Il était tellement bref qu’elle eut l’impression que le monde s’écroulait sur sa tête, Taiana était amoureuse de son chef. Dès le jour de leur rencontre à ce night-club mystérieux, elle s’était dit qu’elle ne devait pas tomber sous le charme de ce « dandy » mais hélas, le cœur avait parlé plus que son corps. Elle avait lutté de toutes ses forces pour ne pas céder mais elle devait se rendre à l’évidence de ce fait.

Angelina Johnson

  • Pourquoi tu fais cette tête?
  • Non, rien de grave
  • Rien de grave? Tu as l’air pensif et tu dis qu’il n’y a rien de grave?
  • Maman, c’est juste un petit problème que je compte régler seul.

Angelina Johnson savait ce qui rendait son fils pensif mais elle préférait laisser Éric le lui dire de lui-même.

  • Tu sais que je peux t’aider
  • Maman, ce n’est rien
  • Tu es amoureux? Éric, tu as fait cette tête avec Sandra, je le connais cet air pensif !
  • Maman, je n’ai pas envie de parler d’elle et je ne suis amoureux ni d’elle ni de quelqu’un d’autre

Elle avait raison, son fils était bel et bien amoureux mais de qui? Depuis sa tendre enfance, Éric est un garçon renfermé, il se confie difficilement et s’il le faisait, c’était en extrapolant le sujet. Si les pensées d’Angelina étaient exactes, c’était la deuxième fois qu’il faisait cette tête.

Le soir dans sa chambre,

Éric parlait au téléphone mais avec qui? Elle voulait à tout prix savoir avec qui son fils parlait.

  • … Qu’est-ce que j’ai fait ?
  • Tu disais toujours que le son de ma voix t’empêchait de t’en aller. Tu voulais partir depuis longtemps mais tu ne voulais pas t’en parler. Tout ce temps qu’on a passé ensemble, tu étais incapable de me dire ce que …
  • Tai, si je ne te l’avais pas dit, c’est parce je n’avais pas le courage de le faire et …

Quelqu’un avait toqué à la chambre d’Éric

  • Chérie, je dois te laisser
  • Éric?
  • Avec qui tu parlais? Demanda tranquillement Angelina pendant qu’Éric se demandait comment se sentait Taiana après l’acte qu’il venait de poser.
  • Maman, c’est juste une amie, rien de plus. À qui tu penses ? Même si je ne t’ai rien dit, tu ne vas quand même pas penser que je suis amoureux d’une autre … Sandy

Prononcer ce nom était devenu difficile. Il a été trahi par son frère Raul qui l’avait devancé en demandant sa Sandy en mariage. Il était sur le point de lui faire sa demande quand il eut ce choc. Depuis il se comporte en une sorte de playboy, l’amour avait toute sa valeur.

  • Éric, tu sais tu peux mentir à tout le monde mais pas à moi ta maman.

Et elle sortit de la chambre un peu troublée par les réponses de son fils. Il sauta sur le téléphone dès la sortie de sa mère mais Taiana était plus que fâchée.

  • Mon amour, désolé, ma mère est entrée à l’improviste dans ma chambre et j’ai dû te laisser
  • Oui, c’est ça. Tu ne pouvais pas le dire correctement? Quand tu auras fini de parler avec ta maman fais-moi signe !

Elle venait de raccrocher. Plus qu’énervé, Éric jeta le téléphone par terre. Comment faire comprendre à Taiana que ce n’était pas sa faute? Elle était de nature capricieuse et il aimait pour ça  mais la situation se présentait plutôt mal pour lui. C’était la première fois qu’elle se fâchait contre lui et elle ne voulait plus répondre à ses appels.

***

La peur accompagnée d’une déception volontaire

A paris, Taiana parvenait à peine à garder son calme

  • Charly, je vous demande ce service pas parce que je suis incapable de faire mais parce que je veux que vous le fassiez. Alors faites-le sans discuter s’il vous plait!

Elle était d’humeur exécrable, elle essayait malgré elle de maitriser ses émotions mais c’était trop lui demander.

Trouvé une explication à l’acte qu’avait posé Éric était facile mais à chaque fois qu’elle se sentait heureuse, c’est à ce moment-là que la peur surgissait. La peur d’être rejetée par celui qu’elle aime, la peur de se sentir seule une seconde fois ou une énième fois. Pourtant elle voulait renouer avec son Éric quoi qu’elle ne se fût pas prononcer à une rupture. Mais, qui avait parlé de rupture ? Une petite dispute pouvait-elle conduire à une rupture ?

  • Soit ! Je prends mes distances

 

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