Chapitre 3 : LA rencontre !

Un petit tour dans le passé de Taiana !

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Après l’accident de voiture de leurs parents, Taiana et Mandy se sont retrouvées orphelines assez tôt et seules sans refuge jusqu’à un soir, dans un night-club où elle servait comme barmaid, elle fit la rencontre de sa vie. Éric Johnson ! Mais que pouvait-il bien chercher dans un endroit pareil ? Il était trop chic pour fréquenter ce genre d’endroit !

En réalité, il y venait chaque soir juste observer une fille d’à peine 19 ans qui servait dans ce night-club. Cette fille s’appelait Taiana. Née de Patrick et de Tania Camus, ensemble, ils ont donné naissance à deux magnifiques femmes Mandy et Taiana. Taiana est une fille belle, enthousiaste et cadette de sa famille.

A cela s’ajoutait une très belle taille, des beaux cheveux noirs, des très jolis yeux noirs, un sourire qui savait hypnotiser son entourage, une intelligence qui attirait parfois beaucoup de jaloux. Cédric disait toujours qu’elle était une vraie bombe à retardement qui ne méritait pas de travailler dans un night-club. Et Mandy sa sœur ainée, est une fille joviale, protectrice très belle comme sa sœur cadette avec des cheveux aussi noirs que sa sœur, la différence était qu’elle avait des yeux marrons.

  • Bonsoir
  • Bonsoir,
  • Vous êtes ravissante, vous savez ?

Malgré l’ignoble uniforme de barmaid, non mais il se prend pour qui ce monsieur ?

  • Merci …
  • Je m’appelle Éric Johnson

On se calme ! Je n’ai pas demandé votre nom monsieur, s’était-elle dite

  • Taiana
  • Taiana, avait-il répété [pour bien mémoriser le prénom tellement il sonnait si bien dans ses oreilles] Vous semblez beaucoup trop jeune pour ce travail, remarqua-t-il

En quoi, ça peut vous déranger? N’arrêtait-elle pas de se dire. En fait, c’était la première fois qu’on lui faisait une telle remarque et au lieu de trouver cette remarque de déplacé, elle ne put que sourire. Pour elle, c’était une sorte de compassion et surtout une marque d’attention. Mais venant d’un inconnu, ça pouvait bien paraître pour un geste déplacé

  • … Vous faites quoi dans la vie ? vous étudiez quelque part ou vous travaillez seulement ici ? poursuivit-il
  • Vous commandez quoi? S’empressa-t-elle de répondre.

Ils pensaient que toutes les filles étaient faciles à berner. Ils ne viennent que pour çà ; on commence par saluer, à donner son nom bizarre et après la discussion, vous partez je ne sais où !

  • Je ne commande rien

Avait-elle bien entendu? Elle souleva par sa tête pour bien le regarder. Il ne commandait pas ! Que voulait-il ? Alors il reposa sa question une seconde fois,

  • … Que faites-vous dans la vie?

Elle continua à le regarder d’un air abasourdi, habituellement, ils viennent, ils commandent, ils provoquent la fille, la prennent pour une nuit je ne sais où. Mais lui, que voulait-il ? Elle décida alors de lui répondre

  • Pas exactement, je dois économiser assez d’argent pour aller à l’université. Si je veux réussir dans ce que je fais
  • Vous étudiez où ? que faculté faites-vous ?
  • Il va falloir que je vous laisse, j’ai du boulot ! Pour couper court à toutes ses questions

Elle étudie? Et elle travaille dans un night-club comme celui d’Alfredo? C’était possible à Kinshasa? Il sentit une boule se former au fond de lui-même. Elle semblait si douce, elle ne méritait de travailler dans ce genre d’endroit. Elle s’exposait à plusieurs dangers, seul Dieu savait combien de dangers ou combien de mauvaises personnes, elle avait rencontré jusque-là.

Il n’arrivait pas à comprendre ce contraste. Une fois chez lui, le seul fait de penser à Taiana lui faisait un grand mal. Que pouvait-il faire pour la sortir de cet endroit.

Le lendemain, il n’hésita pas de rentrer au night-club mais à sa grande surprise, elle ne travaillait pas. Heureusement qu’il avait acquis depuis un certain temps le statut de meilleur client même s’il ne commandait que pour les autres.

  • Que puis-je faire pour vous monsieur ? Vous cherchez quelqu’un? Se pressa Alfredo de l’accueillir
  • Oh! Excusez-moi, oui … Oui, la fille…
  • Ah oui, Tina. C’est une bombe celle-là. C’est pour quel service ? Il se mit à chercher Tina des yeux
  • Tina? Non, je ne suis pas là pour un service comme vous le pensez. Se pressa-t-il de préciser. Je cherche une fille qui peut avoir une vingtaine d’années, une figure innocente, calme,…
  • Ah oui, Taiana
  • Oui, je crois bien
  • Elle ne travaille pas aujourd’hui, c’est son jour de repos. Pourquoi voulez-vous la voir? Elle vous doit quelque chose?
  • En fait, non. Je voulais juste la voir, elle parait si innocente.
  • Ah oui. C’est la seule fille qui ne nous a pas créés de problèmes. Elle a commencé à travailler ici depuis …

Alfredo était le gérant du night-club qui portait son nom, il connaissait chaque fille de sa boîte. La seule fille qui lui inspirait du respect était Taiana. Elle dégageait une telle personnalité que même lui n’arrivait pas à comprendre. Elle ne servait que comme barmaid, les autres filles étaient à la fois de barmaids et d’instruments d’assouvissement des désirs des hommes perdus, tordus et pervers.

En fait ça faisait deux ans qu’elle bossait là, elle ne s’est jamais plaint du salaire ou de qui quoi ce soit. Ce qui importait pour elle, c’était d’acquérir de l’expérience et un travail bien fait. Il lui était plusieurs fois arrivé de travailler avec Alfredo dans la comptabilité ou dans la gestion de la boite.

***

Il venait de passer deux semaines sans la voir, empêché par des obligations professionnelles à la fois à Paris et à Londres et il sentait un vide terrible en lui. Alors, il se décida d’aller la voir mais cette fois, pour lui proposer un meilleur endroit. Le temps ne jouant plus à sa faveur, il devait faire quelque chose pour elle. Ce soir-là, il prit son temps) l’observer durant son service. Elle avait plutôt dure avec les clients « impolis » se dit-il souriant.

  • Vous finissez bien tard, une fois hors du night-club
  • Oui, si je dois arriver à payer mes frais académiques, je dois bosser doublement. Mais ne vous inquiétez pas. Je fais de mon mieux.

Elle le disait avec une telle assurance. Comment pouvait-on mener ce genre de vie et sourire puis se dire que tout va bien ? Parfois on n’a pas besoin d’argent pour être heureux. Taiana en était bien la preuve. Elle était heureuse même sans argent, elle venait travailler chaque jour avec un objectif spécifique : totaliser une somme nécessaire pour arriver à payer ses études et les finir pour être une grande dame. Il n’y en a pas beaucoup, il y en a qui commence à travailler et au fur et à mesure, elles abandonnent pour plusieurs raisons mais elle, NON. L’abandon ne faisait pas partie de son jargon.

  • Vous ne m’avez toujours pas répondu, en faisant référence à sa faculté. Personne n’avait pu répondre à cette question. La plupart ne savait même pas qui elle était. « Elle est différente des autres» lui dit un client qui semblait fantasmer sur elle.

 

Qu’il était tenace ! Il n’oublie pas quand il pose une question ou quoi ?

  • Pourquoi m’avez-vous attendu ? vous savez, je n’ai pas besoin d’une escorte. Tout en esquivant consciemment la question

Il eut envie de sourire. Elle était si jeune, si naïve (du moins c’était ce qu’il pensait) qu’elle ignorait qu’un danger pouvait surgir de n’ importe où.

  • Je sais. Mais n’empêche, c’est un réel plaisir de t’accompagner ou de t’attendre
  • Vous savez, je peux me débrouiller toute seule…

Bizarrement, au côté de cette créature si fragile (mais forte), il se sentait redevenir homme. Depuis son départ précipité à Londres, il a perdu cette sensation de se sentir homme et Taiana le lui a fait sentir dès le premier regard.

  • Je dois vous dire au revoir maintenant. Merci de m’avoir raccompagné.
  • Le plaisir est le mien Tai

C’était la première fois qu’il l’avait appelé et la dernière avant de quitter Kinshasa  pour Paris. Éric avait été très patient avec elle. Sa consolation était qu’elle apprenait très vite et ne posait que des questions pertinentes.

Pourtant, les choses n’ont pas tardé à changer …

 

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